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vendredi 30 mai 2008

Mais que nous prépare l'avenir?

Je sais pas quoi dire exactement...
J'ai vu une vidéo qui m'a un peu intrigé, puis après avoir fait quelques recherches, j'en ai trouvé d'autres....
C'est à propos d'un nouveau concept de platines. Ca s'appelle ATTIGO TT, et en fait ce sont des écrans tactiles. Ca a pas l'air complétement au point pour le scratch (pas mal de latence), mais ca a l'air d'etre plutot fait pour le mix... Sinon je sais pas exactement comment ca marche, si c'est commercialisé, si oui à quel prix, si non quand...
A VOUS DE JUGER !(laissez vos commentaires à la fin du message)





cherchez un peu sur youtube ou autres, vous trouverez d'autres videos...
sinon, j'ai trouvé ca comme explications :

Aspiring DJs will definitely find the ATTIGO TT Touch Screen Table that enables one to loop, sample and scratch at will. Of course, all this can be accomplished without the need for vinyls, as the large touch screen displays are all that is needed. Sounds like the future of DJing has arrived, or has it? Hopefully current touch screen technology is sensitive enough to respond to fast fingered DJs, and the inclusion of tactile feedback would be pretty important in my book as DJs naturally prefer to feel the grooves of their vinyls during mixing.

lundi 25 février 2008

Platine vinyle USB


Légère et compacte, cette platine vinyle USB ne pèse que 2 kg pour 304,8 x 304,8 x 98.4mm. Elle intègre un contrôle de niveau de sortie pour se connecter à une chaîne Hi-Fi et même une entrée auxiliaire pour enregistrer toute autre source audio. Cette platine est dotée d’un capot de protection, d’un haut parleur et peut fonctionner sur piles. Utile pour numériser dans tous ses déplacements.
  • Fabriquant : ION Audio
  • Vitesses : 33, 45, 78 tours / minute
  • Contrôle de vitesse à +/- 10%
  • Contrôle de tonalité
  • Haut-parleur intégré
  • Sortie casque
  • Alimentation pile ou secteur
  • Prix TTC indicatif : 149 €

lundi 7 janvier 2008

Dj Troubl' "Brikabreaks 2" ... La suite


Je l'avais annoncé il y a quelques temps, le voici enfin!!!
Le deuxième volume du BRIKABREAKS de DJ TROUBL' est enfin sorti.

...Vous trouverez dessus...

sIDE A :
* bEAT 7 --- lADIES & gENTLEMEN
* sCRATCH sENTENCE 5
* hIT bOOM pCHIT sCREAM (sKIPPLESS sOUNDS)
* bEAT 8 --- cHECK tHIS oUT
* sCRATCH sENTENCE 6
* pCHIT aHH cLAP hIT sWITCH iT dAM (sKIPPLESS sOUNDS)
* hIT wIZ aHH oH oH yO cUT (sKIPPLESS sOUNDS)

sIDE B :
* bEAT 9 --- fROG
* sCRATCH sENTENCE 7
* fRESH pCHIT hIT rOCK iT lIKE tHIS (sKIPPLESS sOUNDS)
* bEAT 10 --- aRMY
* sCRATCH sENTENCE 8
* hIT bASSE wIZ gET iT tIGHT hOLD (sKIPPLESS sOUNDS)
* bEAT 11 --- cLASSE

Vous le trouverez en vente notamment chez JustLikeHipHop, ici : http://www.justlikehiphop.com/fichemenu.php?id=11460

Je remet le teaser qui avait annoncé le breakbeat (teaser bien évidemment conçu à partir de sons disponibles sur le breakbeat en question!)

BRICKABREACKS #2 - Le Teaser
Check out this video: BRIKABREAKS VOL2 TEASER


mardi 2 octobre 2007

Funky Saturday ... Samedi 06 Octobre 2007


Venez écouter, danser, chasser vos soucis sur les sons de la FUNKY SATURDAY à Grenoble, le Samedi 06 Octobre 2007.
Attention, cette édition est une spéciale Saxophone & Dj. Pour l'occasion la saxophoniste Gaby Schenke jouera en live avec Dj Goodka de 22h à 05h!!!

En ce qui concerne Gaby Schenke, vous pourrez trouver plus d'informations et découvrir ses sons ici : http://www.myspace.com/gabriellaschenke
Sinon, bien que l'on commence à connaitre Goodka, voici son myspace : http://www.myspace.com/dj_goodka

Alors tous à vos costumes disco-funky!

mardi 25 septembre 2007

140 Grams ... Gravure de vinyls à l'unité


Petite pub pour des amis grenoblois qui viennent de se lancer dans la gravure de vinyl à l'unité! Ils débutent, mais des ils font déjà leurs preuves... Dj Fly qui vient de remporter les DMC France en Individuel, ainsi que Dj Mart-One qui a fini 4ème à la meme compétition, ont tous les deux utilisé des vinyls qu'ils ont fait pressé par 140grams.

140grams est une société artisanale de gravure de vinyl à l'unité. Vous pouvez envoyer vos cd, ils les gravent sur des vinyls de qualité (chlorure de polyvinyl) dans un délai minimum de 4 jours.

Pour les tarifs et plus d'informations, voir le site web : www.140grams.com
Mais pour informations, voici quelques prix :
Formats
Disque vierge
Prix/min(euros)
12" 17 euros 1.00
10" 16 euros 1.00
7" 14 euros 1.00

For european or world citizen, you can mail them in english or spanish for more information or a translation completes of the web site.

Donc, pour plus d'informations :




lundi 10 septembre 2007

DJ TROUBL' - BrikaBreaks #2


C'est annoncé, le volume #2 du disque de TROUBL' Brikabreaks devrait etre dispo prochainement...pour l'instant, pas de date...

En attendant, voici 2 vidéos :

BRICKABREACKS #2 - Le Teaser
Check out this video: BRIKABREAKS VOL2 TEASER




BRIKABRACKS #2 - Démo live with BAB2
Check out this video: DJ TROUBL BRIKABREAKS VOL2



For more informations :
DJ TROUBL' myspace
BRIKABREAKS #2 myspace

vendredi 17 août 2007

Evolution ... encore de la faute à Darwin!


EINDHOVEN, Pays-Bas - Le 17 août 1982, de petites rondelles de plastique aux reflets arc-en-ciel s'apprêtaient à provoquer une véritable révolution technologique et commerciale: dans une usine près d'Hanovre en Allemagne, elles allaient devenir les premiers "Compact Disc", un nom encore inconnu du grand public mais promis à une grande carrière musicale.

Vingt-cinq ans plus tard, le CD est devenu un produit courant. Mais après avoir pratiquement relégué vinyles, cassettes audio et même disquettes informatiques au rang d'objets de collection, il est maintenant concurrencé par la multiplication des lecteurs de fichiers MP3 d'une capacité nettement supérieure.

Et pourtant, la symphonie alpine de Richard Strauss gravée sur les tout premiers disques n'a rien perdu de sa qualité et pourrait être écoutée avec le même plaisir qu'à l'époque de sa sortie, affirme le fabricant néerlandais Philips, qui avait développé ce nouveau support en collaboration avec Sony.

Le projet de lancement d'un nouveau standard destiné au grand public était un défi technique impressionnant, se souvient Pieter Kramer, qui dirigeait le laboratoire de recherche optique de Philips dans les années 1970.

Quand les deux géants ont décidé de travailler ensemble en 1979, le projet prévoyait que les platines laser seraient équipées des puces électroniques les plus puissantes jamais commercialisées pour un produit grand public. En 1980, un "livre rouge" précise les caractéristiques techniques du nouveau disque et le partage des brevets entre les deux concurrents: à Philips la conception du CD et des lentilles qui permettent la lecture, tandis que Sony s'attachera au format utilisé pour numériser la musique.

Le CD a gardé la forme des disques vinyles: comme eux, il est rond et porte une spirale gravée qui contient la musique, numérisée sous forme de 0 et de 1. Sa grande innovation est d'avoir remplacé l'aiguille des anciennes platines par un rayon de lumière qui ne touche pas le CD et n'altère donc pas sa surface, quel que soit le nombre d'écoutes.

De nombreuses légendes circulent sur la taille choisie: certains prétendent que c'est celle d'un dessous de verre à bière aux Pays-Bas, tandis que d'autres affirment qu'un chef d'orchestre célèbre ou un dirigeant de Sony a obtenu que le nouveau disque puisse contenir un enregistrement aussi long que la 9e symphonie de Beethoven.

En fait, il aura fallu de "longues conversations" pour décider de la durée la plus pertinente, assure Pieter Kramer.

Philips et Sony ont annoncé fin août 1982 qu'ils étaient prêts à sortir leur nouveau produit et ont commencé les ventes à l'automne. La première platine fut vendue au Japon le 1er octobre, accompagnée de l'album "52nd Street" de Billy Joel.

Le succès fut immédiat. Dès 1986, les platines laser se vendaient mieux que les autres et en 1988 les ventes CD dépassaient celles des vinyles. "Le CD était un produit facile à vendre", explique Lucas Covers, qui dirige le département marketing grand public de Philips. "Il n'y avait pas que la qualité du son, les disques ressemblaient à des bijoux comparés aux 33 tours..."

Source : www.yahoo.fr

jeudi 16 août 2007

Pedro Winter aka BUSY P


En parlant de Daft Punk, et pour aussi un petit peu parler d'électro, voici une interview de PEDRO WINTER aka BUSY P que j'avais trouvé sur internet et qui est très bien réalisée.
Pedro Winter qui n'est autre que le manager de Daft Punk depuis 10 ans, et aussi le fondateur du label Ed Banger, label qui s'impose de plus en plus sur la scène électronique internationale avec des artistes comme Dj Medhi, Justice, Uffie, Feadz, Mr Flash, Mr Oizo ou encore Sebastian

L'interview date du 05/12/2006 et provient du site www.90bpm.net

Comment en es tu venu à fonder Ed banger?

P: Le label n' est pas très vieux. Ca a commencé en 2003. Avant ça, j'avais commencé une boîte de management que j'ai toujours, puisque ça fait un peu plus de 10 ans maintenant que je suis manager de Daft punk, et que au fil du temps j'ai voulu monter ma propre société. Après j' ai monté ma boîte pour m'occuper d' autres artistes comme Cassius, DJ Mehdi, Cosmo Vitelli, DSL. Puis finalement je me suis rendu compte que manager plein d'artistes était cool mais que ça prenait beaucoup de temps et d' énergie, donc j'ai préféré me concentrer sur un nouveau rôle qui me tenait à coeur : producteur de musique, et donc de monter ma propre maison de disques en 2003 Ed banger records, sur lequel j' avais envie de signer que des jeunes artistes, qui n' avaient encore jamais sorti de disque: de la chair fraîche.

L'esprit du label est dans la parfaite continuité des soirées Espionnage, ce crossover entre hiphop et électronique.

P: Complètement, la preuve: avec Mehdi on va fêter nos 10 ans de vie commune l'année prochaine, puisqu' on a commencé à bosser ensemble en 97 avec Espionnage. Et Feadz bien évidemment qui est en train de devenir doucement mais sûrement le dj officiel de Ed banger, avec qui on mixait aussi à l' époque, avec Mehdi, sous le nom de Espionnage sound system. Nous trois, on essayait de mélanger tous ces styles, tous ces genres. Moi en invitant Mehdi dans mes soirées branchées parisiennes ou électroniques, et lui vice versa, en m' amenant dans ses soirées hiphop, donc oui je suis intéressé par ce mélange. En 95 je faisais des soirées où je mélangeais hiphop et house à l' époque. On nous prenait un peu pour des fou furieux, pourtant ça se passait plutôt bien. Je vais utiliser des phrases bateau mais on utilise les mêmes machines, il y a tellement de points similaires. Après en dehors des préoccupations sociales qu' a le rap, qui sont plus qu' importantes dans cette musique-là, qu' on n' a pas nous dans la musique électronique qui est une musique plus festive, nous aussi - dans la techno plus que dans la house - on a des revendications politiques et sociales importantes, à Détroit ou Chicago, on ne va pas faire de dessin.

Peux-tu parler des connivences entre le rap et des gens de la première french touch comme Dimitri avec Stetsasonic, Jess & Crabbe, Zdar etc ?

P: Dimitri et Stetsasonic, c' était une collaboration pour Tommy boy qui fêtait les 20 ans du label, ou quelque chose comme ça. Jess & Crabbe, complètement, c' était des fans de Chicago. D' un côté Jess était Dancemania, Chicago, et l' autre était b-boy, graffiti artiste. Ils avaient un son bien à eux, qu' ils n' ont, je trouve, malheureusement pas réussi à développer. Peut-être qu' ils étaient entre deux mouvements, fin de la première vague french touch et début de la nouvelle. Dimitri est un bon exemple, puisqu' au début de NRJ, il mixait du hiphop avant de mixer de l' électro. Comme beaucoup: Zdar et Boombass qui faisaient des trucs pour Solaar à l' époque, avec Mehdi qui a participé sur le premier ou le deuxième album de Solaar. Même Bob Sinclar était un dj de hiphop, et même le grand David Guetta était le grand défenseur de la cause hiphop à l' époque.

Comment est vu le label du point de vue de la scène électronique et du hiphop justement ?

P: Encore une fois, on est tout jeunes, on a que 3 ans. Au niveau de la musique électronique, tout le monde a l' air de nous faire plutôt confiance, et de nous suivre dans nos choix et nos goûts, et dans le fait qu' on amène quelque chose de frais. Entre 2001 et 2005, il y avait vraiment beaucoup de fausse house filtrée, de faux labels qui se cassaient la gueule. Dans le milieu électro, on est plutôt bien accueillis et plutôt bien acceptés. Nos disques sont pas mal distribués et joués: c' est le principal. Après dans le hiphop, je pense qu' on est un peu des ovnis, c' est peut-être un peu violent comme musique pour eux. Maintenant il y a des mecs du hiphop qui se retrouvent un peu chez nous, puisqu' on sort un disque de Mr Flash avec un featuring de TTC, Mehdi qui fait partie de la famille, SebastiAn qui intrigue tout le monde avec une vibe hiphop et qui pourtant tabasse. Je pense qu' on est plutôt bien vus dans les deux familles, et moi personnellement, j' ai envie d' être bien vu dans les deux camps.

Ton background hiphop ?


P: Ca a commencé avec Run DMC en 89. J' étais en pension et j' avais un poster de Run DMC dans mon dortoir. J' avais acheté leur disque. La réelle prise de conscience s' est faite à ce moment-là. Après bien évidemment en tant que petit blanc et skateur, les Beastie boys ont changé ma vie. J' aime particulièrement les beats et les musiques. Plus que les mcs, ce sont les producteurs qui m' ont touché. Je suis moins fanatique de Common et Talib Kweli en tant que mcs, mais par contre Timbaland, Premier, Hi tek, Jay dee: toute cette clique-là me parle carrément. Je pourrais écouter des disques entiers de hiphop instrumental.

Peux-tu parler de tes influences dans la gestion et l' identité artistique de ton label.

P: James Lavelle c' est l' image et la puissance artistique, qu' il a lui imposée dans les années 90. Je n' ai pas la prétention de faire la même chose. En tout cas j' espère qu' on laissera le même genre de goût dans la bouche des gens. Après je suis le plus mauvais gestionnaire de la terre je pense, c' est à dire que j' ai monté mon label sans aucun business plan, et je continue à avancer comme ça. Je sors des disques sans faire de tableur, sans prévoir les rentrées et sorties d' argent.

Les disques de Krazy baldhead auraient même leur place sur Mo'wax, pas que dans un club.

P: Bien évidemment, depuis le début j' ai envie de sortir des disques qui ne sont pas forcément que des tubes de club ou des morceaux faciles. Le premier disque que j' ai sorti sur Ed banger, c' était Mr Flash "Radar rider", qui est tout sauf un morceau jouable en club, ou facile à l' écoute, une espèce de DJ Shadow.

Il y a des artistes que tu voudrais signer ?

P: Là je t' avoue que je n' ai plus trop envie d' en signer, parce qu' il faut qu' on se concentre un peu avec ceux avec qui on s' est engagés, avec qui on a envie de sortir des disques. J' espère que la musique est une énergie renouvelable. Il y aura toujours des nouveaux kids qui arriveront avec des sons de folie. Avant de signer Uffie, je m' étais dit que je ne voulais plus signer d' artiste. Quand j' ai écouté, ça m' a pris quatre secondes pour lui dire de monter dans l' autobus Ed banger.

Comment expliques-tu le succès d' Uffie?

P: J' aime bien relativiser un peu les choses. On va approcher les 5000 vinyles. Il y a un succès, une attention, il y a beaucoup de vent et de bruit autour d' elle. Maintenant il faut qu' on vende des cds, il faut qu' elle tourne, qu' on écrive une histoire. Ca fait six mois qu' elle existe, demain tout peut s' arrêter, donc on a encore pas mal de boulot à faire. Après, ce qui fait une part du succès, c' est que ce soit une fille. Les gens mettent un visage un peu sexy sur un artiste. Le mélange mc hiphop et électro, ça parle aux jeunes de 2006. Oizo et Feadz: l' alchimie est parfaite.

Les points forts de SebastiAn et Justice ?

P: Leur force c' est d' avoir su bien digérer toutes leurs influences musicales, et d' en avoir ressorti un truc un peu hybride. Les clubbers se retrouvent dans SebastiAn alors que c' est tout breaké, jamais très droit, et en même temps tous les hiphopeux se retrouvent là-dedans en se disant qu' il arrive à faire des trucs sur lesquels on saute partout. C' est uptempo, nous on aime les trucs à 90 bpm justement, et là on est à 120/130, et les mecs pourraient limite rapper dessus. Il vient du hiphop, puisqu' il faisait des sons avec Narcisse, d' une jeune clique de La Cliqua justement. Justice leur force, je m' emballe un peu, mais je pense que ce sont des petits génies de composition et de production, qui savent super bien travailler le son. Ils sont en plus multi-instrumentistes, et ont ce talent d' écriture de la musique.

So me : l'image du label.

P: On s' est rencontrés avec So me en 2002 pour faire le site de mon ancienne société. Quand j' ai monté le label, il était là dès le début. Je lui ai donné carte blanche pour faire l' identité du label. J' avais déjà une petite idée derrière la tête, j' étais attiré par les dessins à la main dont j' aimais bien le côté naïf. Pas forcément le graffiti même si j' ai bien sûr été touché par le graffiti en tant que jeune Parisien. So me a sauté dans l' aventure avec moi et c' est lui qui s' occupe de tout l' aspect visuel. Il m' arrive très rarement de lui demander de refaire des choses. C' est les oreilles du label et moi les mains du label.

T'écoutais quoi en rave à l'époque ?

P: En 92, c' était assez triste comme musique à cette époque-là: c' était Liza N' Eliaz, Polygon window avant qu' il s' appelle Aphex twin. C' était assez rapide, assez brutal, à la limite de la trance. Pour arriver à découvrir la musique électronique un peu plus pointue, tu rentres par les portes un peu plus faciles de la trance. Je me suis bien amusé pendant deux trois ans à sortir tous les week ends, à prendre des navettes. Ca m' a un peu saoûlé à la fin, d' être perdu au Bourget à sept heures du matin, et ne pas savoir comment rentrer chez moi. J' ai poussé les portes des night clubs parisiens en me disant qu' il y avait une musique un petit plus subtile, la house music, juste en bas de chez moi: finies les galères et les navettes.

Ton avis sur la démocratisation récente des musiques ghetto - bien qu'en place depuis un moment pour les formes de bass music -, vu que Funk fait désormais partie de la famille ?

P: C' est un cousin issu de germain. Il a fait un remix pour le single de Justice. Il fait partie de ces gens de Chicago qui ont influencé les gens de la première french touch et de la deuxième: Surkin ne jure que par Funk. On l' a fait venir deux fois, et à chaque fois, c' était assez magique et assez fou. Par rapport à tout ça, je trouve ça très bien: encore une fois ce sont des musiques festives. Mieux vaut tard que jamais, la miami bass n' est peut-être pas grand public. Peut-être avec Lil' Jon, et tout qui ont des petites influences. C' est comme la baltimore. Je ne suis pas sûr que les petits jeunes de la Star ac y comprennent quelque chose. Même moi, j' ai découvert la baltimore, il y a un an ou deux, avec Kazey. Je lui avais fait l' affront de lui dire que j' aimais bien ce truc un peu jungle. Il m' avait regardé et il m' avait dit: "Non. C' est de la baltimore." On en entend un peu plus parler, mais ce n' est pas non plus encore la musique des jeunes.

Tu scratches ?

P: Mais je suis une brute en scratch!

A quand la battle Ed banger BNN ?

P: Pone, Lil' Mike, je les prends tous un par un ! Blague à part, je suis vraiment fan et à chaque fois étonné par ce qu' arrivent à faire les mecs. Je ne suis pas du tout un pro DMC. Ca me saoûle vite les challenges et compagnie. Par contre dans une soirée, un mec qui arrive à placer ça au bon moment et au bon endroit, ça me parle. Si c' est pour faire un show, c' est joli sur youtube. Mais si ça casse l' ambiance, c' est pas le but du jeu.

Intégrées dans la production les coupures peuvent aussi être intéressantes (aux platines, ou pas, comme ton pote chrétien du New Jersey).

P: Todd Edwards c' est pas du scratch. J' ai deux exemples hyper importants dans les disques qui ont changé ma vie: un disque de Motorbass, "Flying fingers" de Zdar et Etienne De Crécy, un morceau de techno, dans lequel Jimmy Finger, qui était le dj de Mc Solaar à l' époque, scratche sur toute la séquence, et un autre truc de nu american soul avec Jazzy Jeff qui scratche comme un instrument, et que Kenny Dope et Louie Vega avaient utilisé.

Les disques de tes amis sont pas mal utilisés ou cités par des gens tels que Nétik ou I Emerge, le savais-tu?

P: J' ai vu ça avec Nétik. C' est bon ça!

L' importance du déguisement dans les dj sets ?

P: Tu parles à un professionnel! J' ai lancé la mode du m&ms il y a quelques années. Evidemment que je suis pour que les djs lèvent les yeux de leurs platines et jouent avec le public, plutôt que les nerds qui regardent la piste se vider.

Ton avis sur le phénomène des sélecteurs ?

P: Si ils arrivent à faire danser les gens sans être des vrais djs, chapeau bas. Il y a tellement de vrais djs qui n' arrivent pas à faire danser les gens. Par contre, les petites minettes qui s' improvisent dj, ça me pose problème! (rires)

Tu peux dire un mot sur les liens qui unissent Ed banger ou Kitsuné au Japon.

P: Les Japonais ont toujours été friands de ce qui se passe en France. Après les Etats-unis, c' est sûrement le pays qui les influence le plus: par rapport au goût des choses, à la mode, ils ont toujours été hallucinés par ce qui se passe en France, et musicalement ça a suivi. Nos relations avec nos amis japonais sont en train de se monter de plus en plus. Là on a été pour la première fois avec Justice au Japon, il y a trois semaines, ça s' est super bien passé. On a fait deux grosses dates dans des gros clubs à Tokyo et au Mont Fuji. J' ai eu la chance d' y aller pas mal de fois, notamment avec Daft Punk quand on a bossé sur le film avec Leiji Matsumoto. J' étais fan du travail des gens de Bape, et eux aussi du nôtre. Il y a des dynamiques qui se sont créées. Les Daft ont fait un morceau pour Teryaki boys, eux nous ont fait des paires de baskets, et l' histoire continue comme ça. Uffie part à Tokyo fêter l' anniversaire de BBC Ice cream. Gilda, qui est un ami à moi et qui s' occupe du label Roulé de Thomas, a monté son label avec des copains à lui, dont un Japonais: Kitsuné, c' est un label de musique et de mode, tout ce qu' il y a de mieux pour les Japonais.

Ton opinion sur comment le dernier Daft Punk a été reçu.

P: Comme nous on l' a envoyé, c' est à dire un peu à la tronche des gens. Il y en a à qui ça a plu, et d' autres à qui ça n'a pas plu. On a fait des dizaines de concerts, et les critiques sont de plus en plus élogieuses. Le groupe est toujours là, serein, prêt à faire d' autres trucs. Moi je crois en eux. Après c'est bien dans une carrière d' artiste de ne pas toujours être le numéro un. Qu'un troisième album marche moins bien que les deux premiers, ce n' est pas très grave. J'espère qu' il y aura dix albums de Daft punk et qu' on se souviendra du troisième comme "celui qui a le moins bien marché". Peut-être que le septième album sera moins bien encore. Mais moi je l'aime bien personnellement. Je suis ravi de ce disque brut de pomme. D'ailleurs le fait qu'il ait été joué en concert en live a fait prendre conscience à pas mal de gens de comment ils ont fait cet album, et du côté super répétitif qui fait partie de notre musique.

Ton avis sur ces disques :
l'album de Oizo.


P: C' est cool que F com ose sortir des disques aussi bruts, donc je n' en pense que du bien.

Para One.

P: Je suis plus que content. Je suis éditeur de Para donc je l'aide dans son projet artistique. On n' arrête pas de parler depuis tout à l' heure des influences hiphop et house, voilà un mec qui vient plus du hiphop et qui assume complètement son amour pour le dancefloor et la musique électronique. Il y a plein de citations dans sa musique, notamment à Daft punk, et c' est plutôt bien fait. C'est complètement 2006.

Mehdi.

P: Que te dire de DJ Mehdi, à part mon amour et mon respect pour "Lucky boy". Lui aussi qui comme Para One assume cette ambiguîté d' amour de deux scènes ennemies il n' y a pas si longtemps, et qui sont finalement en train de se retrouver, et qui ne vont plus pouvoir vivre l' une sans l' autre. Il n' y a qu' à entendre Timbaland claquer des trucs à moitié house.

Jay Dee "Donuts".

P: J' ai la chance de l'avoir rencontré en 2002 à Miami. Super cool. Il connaissait très bien Daft Punk et ce qu' on faisait. C'est comme ça qu' on a fait l' échange de remix avec Slum village puisque Jay dee avait samplé un morceau de Thomas sur Roulé, et plutôt que de lui envoyer notre avocat, je l'ai appelé et je lui ai dit que j' dorais ce qu' il faisait, de nous faire un remix, ce qu' il a fait super rapidement. J'adore ce mec, j'aime son freestyle de production, le mec a un son bien à lui, et c'est ce qui fait la différence entre tous les producteurs de rap et lui.

Skream "Midnight request line".

P: Uffie fait une reprise sur ce beat. L' album m'a un peu déçu mais le single est juste fabuleux. C' est du downtempo, voilà du dubstep. J' ai acheté quelques disques, étant fan de musique instrumentale. En soirée, je ne sais pas ce que ça donne. Il paraît qu'à Londres il y a des soirées comme ça. Ca doit être tout lent: du reggae moderne.

vendredi 10 août 2007

Déception

Snif Snif, je suis déception!
Je voulais vous mettre une petite vidéo sur le diggin mais les vilains messieurs de Youtube n'acceptent plus les vidéos de plus de 10 minutes...
Dommage...mais bon, je ne lache pas l'affaire, je vais essayer de la mettre autre part, peut etre que dailymotion accepte...je verai!
LE COMBAT CONTINUE!

mercredi 25 juillet 2007

LORN "Grief Machine"


Ce texte date de mi-Mai, mais le disque vient enfin de sortir depuis quelques jours...donc ca revient sur le devant de la scène...

On attend ce disque depuis des années. Tout le monde télécharge et scratch les beats de Lorn. Ce jeune producteur de 20 ans est déjà une légende. Il a influencé nombre de ses aînés et survole maintenant de très loin tous les autres scratch-beat makers internationaux.

Il a annoncé au moins 10 fois en 2 ans qu’il sortait un break beat. Il a changé de titre, changé de pochette, changé de label et a tout recommencé encore et encore. Il aurait pu faire une dizaine de bons disques, c’est certain. Mais il a fini par choisir le label Français VG Records pour nous offrir un premier opus parfait.

6 beats. 6 perfections. Chaque beat est bien distinct des autres. Le mixage est affolant, les variantes surprenantes. On peut se laisser bercer sans même scratcher dessus.

Mais ce qui fait que GRIEF MACHINE est si différent d’un break classique, c’est l’émotion qui s’en dégage. Toute l’excellence de Lorn réside dans sa capacité à créer une rythmique parfaite et froide, d’y écrire une mélodie douce et glaciale, le tout avec une sonorité qu’on reconnaît dans l’instant. Les instrus de Lorn possèdent un groove tellement entraînant pour le scratch… mais là il a atteint des sommets : « Power trip» et « Forecast » sont de futurs tubes, « Hollow man » et « Requiem » poussent plus loin la recherche de nouvelle phases.

Lorn est un personnage torturé, sombre et généreux. On se demande où il vit, avec qui, ce qu’il mange, combien d’heures il travaille par jour… On se demande s’il est humain. En tout cas c’est un génie.

Grief machine est avant tout un disque de beats pour le trainning, et on pourrait dire que c’est le successeur du Get’em de Toad style. Mais on ne peut pas comparer. C’est simplement du putain de next level.

Vous trouverez également sur le disque des skip proof scratch, des loops à sampler et autres délires sonore du jeune américain.

GRIEF MACHINE est un classique. C’est l’évidence. Et tu n’es pas prêt de t’en lasser : tu pourras scratcher dessus des heures durant, l’écouter pour faire l’amour ou commettre un meurtre abominable. Gardes le précieusement et réécoutes le le jour de ta mort pour partir en paix

Le Jad.


Des extraits du disque sont disponibles ici :

http://www.youisme.com/grief_machine_sampler.mp3

Il y a possibilité de l'acheter par le biais de liens sur son myspace :
http://www.myspace.com/lornnn

samedi 24 février 2007

La cave à momo ... ou presque


Il y a quelques temps encore, il n'y avait pas trop le choix si l'on cherchait à faire graver ses propres vinyls à l'unité.
On avait le choix soit entre Vinylgrabber, soit Vinylogue, tous deux deux acharnés audacieux ayant investi dans du matériel onéreux pour satisfaire les quelques djs désirant avoir leurs breakbeats personnalisés ou leurs remix ou instrumentales pressées sur galettes.
"Fabrication artisanale" assurée!

Ceci a révolutionné le monde des battles de djs.
Maintenant les djs se présentent avec leur propres vinyls, leurs propres sons, leurs propres instrus, et le résultat est souvent fort surprenant.
Certaines mauvaises langues diront que les shows de championnats sont de plus en plus du "pousse disque" ... en effet, il est possible d'effectuer un 6 minutes avec seulement deux disques, alors qu'avant il en fallait bien plus ... Mais cela est bien vite dit car c'est rapidement oublier que la préparation d'une banque son, de la banque son parfaite, celle qui colle parfaitement à l'instru et à nos attentes, celle la peut prendre plusieurs jours à être réalisée, voir même plusieures semaines!

Pour en revenir au sujet principal, on note de plus en plus d'entreprises artisanales qui se montent et proposent des services identiques, voici les quelques qui me viennent à l'esprit :

_ VinylGrabber Records
http://www.vinylgrabber.com
http://www.myspace.com/vinylgrabberrecords
Pour ma part, c'est à lui que je m'adresse pour faire presser mes disques. C'est aussi à lui que s'adressent les C2C, Le Jad, Netik, Troubl', Or d'Oeuvre, et nombreux autres ...

_ Vinylogue
http://www.vinylogue.com
Je sais qu'a une certaine époque Dj Mercer faisait faire ses disques pour ses soirées et ses émissions de radio

_ Master Vinyl
http://www.master-vinyl.com/
si je ne me trompe point, c'est à lui que s'adresse Scratch Science

_ Magnetic Mastering
http://www.magnetic-mastering.com/
Que je ne connais pas personnellement...si vous connaissez, n'hésitez pas à laisser un commentaire...

Voila pour ceux que ça intéresserait.
Pour ceux qui connaissent, je vous invite à laisser un message pour dire ce que vous pensez des services que proposent ces sites...

jeudi 22 février 2007

Grand Master GOODKA!


Mon pote, mais aussi celui qui me pique le plus d'argent! ... Mais bon, si on dépense autant d'argent dans son shop, c'est que "ca défonse le citron" (comme il dirait souvent).
Je tenais à fair un petit bulletin consacré à ce monsieur, à ce grand monsieur (monsieur chemises aussi), pour le remercier de sa culture, son amour pour le son, sa patience, et tout le reste...et je sais que je ne suis pas le seul à lui dire merci!

Voici sa bio :

Dj Goodka découvre le funk en 1982, et le hip hop deux ans plus tard avec Sydney. 1984, c’est aussi l’achat de ses premiers vinyls et la période où il s’essaie au break et au graff avant de se spécialiser dans le dee-jaying pour contest de break, une discipline peu médiatisée mais qui lui permet quand même de mixer plusieurs fois à San Franscico (Mighty4) pour des championnats de battles de danse. Goodka élargit ensuite sa passion pour la musique de dance floor en commençant à jouer aux mythiques soirées «Funky Saturday» de Nantes créées par dj Pharoah. Ils exportent d'ailleurs ce fabuleux concept à Paris. Depuis, Goodka joue régulièrement pour un public festif en France mais également en Europe.
Goodka met un point d'honneur à transmettre cette culture dancefloor disco soul funk. D’où la construction, en 2000, d’un site Internet très complet propre à renseigner même les plus érudits, la création de mixtapes (two three break 1, 2 et 3), la diffusion d’une émission hebdomadaire sur Radio Campus Grenoble écoutable sur Internet et bien évidemment l’ouverture en 2002 de son antre Goodka Records qui l’amène à se déplacer dans des entrepôts, notamment à Tokyo pour fournir ses habitués en galettes vinyliques difficilement trouvables.

Deux sites à visiter :

_ son site web : http://www.goodka.com
_ son myspace : http://www.myspace.com/dj_goodka

La radio (si vous etes sur grenoble) :
Dj Goodka anime l’émission Supapeople sur Radio Campus Grenoble, tous les mercredis de 21h30 à 23h00
RADIO CAMPUS GRENOBLE 90.8 FM (écoute possible sur internet)

Le magasin :
GOODKA RECORDS
17 rue Gabriel Péri
38000 GRENOBLE
+33 (0)4 76 43 32 64